RESULTATS DE L’ETUDE NICOPARK 2

L’étude Nicopark 2 sur l’effet thérapeutique de la nicotine à haute dose appliquée par patches transdermiques  a été achevée en 2013. Ses résultats ont été publiés en septembre 2017 : article Nicopark 2. Dr. Villafane nous a aimablement confié une traduction française de son résumé que vous pourrez lire ici : Résumé résultats Nicopark 2. Nous reproduisons ci-dessous la conclusion de ce résumé :

« cette étude montre que des doses élevées de nicotine administrées sur 28
semaines peuvent être relativement bien tolérées, mais ne suffisent pas à démontrer une amélioration significative des symptômes moteurs des patients parkinsoniens dans les conditions de l’étude. Cependant, l’amélioration des résultats secondaires non aveugles (UPDRS-II, UPDRS-IV, LEDD) pourrait être liée à un effet placebo, mais suggère
également un bénéfice pour les patients traités par la nicotine. Cela devrait être
confirmé par des études à plus grande échelle en double insu et contrôlées par placebo. »

Conclusion Officielle des résultats Nicopark 2

 

LA SUITE ?

Certes les conditions de l’étude ne permettent pas de conclure définitivement à l’intérêt de la NEPT sur les symptômes moteurs, selon les canons actuels de la Recherche qui exigent un protocole en double aveugle avec placebo (*). Cependant, les observations des patients traités suggèrent que des améliorations sur leur qualité de vie pourraient en être attendues. La conclusion des scientifiques ayant évalué l’article appelle à la poursuite des recherches dans cette voie. Cette conclusion a été relayée par les avis de plusieurs personnalités du domaine scientifique et médical que nous mettons à votre disposition (documents transmis par le Dr. Villafane) : Attestation Le HouezecCourrier Pr. Basso (original)Courrier Pr. Basso (traduction française). De plus, le Professeur Benoit Vallet, Directeur Général de la Santé en 2017, indiquait dans son courrier de juillet 2017  que la prescription des patches de nicotine pour appuyer la stratégie thérapeutique des patients atteints de Parkinson était possible : Lettre Pr. Vallet – juillet 2017. Cette directive était incluse dans le plan de prise en charge des patients sous nicotine exposé par le Pr. Benoit Vallet lors de la réunion tenue le 30 juin 2017 à la Direction Générale de la Santé (voir : Compte-rendu DGS 30 juin 2017).

Nous soutenons clairement le Dr. Villafane dans sa volonté de continuer sa recherche sur l’utilisation de la NEPT comme thérapie adjuvante pour la maladie de Parkinson. A quand une étude Nicopark 3 réalisée selon le protocole en double aveugle qui doit permettre d’objectiver l’intérêt de cette thérapie pour les patients ?

Dans l’attente, Dr. Villafane nous indiqué qu’il répondait positivement à toute sollicitation de neurologues pour transmettre ses compétences dans la mise en oeuvre de la NEPT, afin d’ouvrir à un plus grand nombre de patients l’accès à cette thérapie. Si vous consultez habituellement un autre neurologue, nous vous recommandons de relayer cette possibilité.

 

DEVENIR DU BREVET D’UTILISATION DE LA NICOTINE DANS LE TRAITEMENT DES MALADIES NEUROLOGIQUES DONT PARKINSON

Dr. Villafane nous informe qu’il a effectué les démarches nécessaires pour financer – sur fonds propres et pour l’Europe (dont la France) – les droits du brevet protégeant l’utilisation de la nicotine dans le traitement des maladies neurologiques dont Parkinson. https://patents.google.com/patent/EP1212060A1/fr.

 

(*) double aveugle avec placebo : l’étude est menée avec 2 populations de patients équivalentes, l’une traitée avec le médicament actif, l’autre avec un médicament placebo (ne contenant aucun principe actif). Ni le malade, ni le médecin appliquant le traitement et observant les résultats, ne connaissent le médicament (actif ou placebo) auquel le malade est soumis.